Saison de courses

Ça y est, la saison de courses est bien entamée. Les jeunes skieurs redoublent d’efforts entre les portes des parcours et dévalent les pentes devant un public fébrile composé majoritairement de parents excités.

Leur téléphone cellulaire en main, ils tentent au mieux d’immortaliser la descente de leur enfant avec pour trame sonore de nombreux cris d’encouragement. L’ambiance est survoltée, mais il ne faut pas perdre de vue le principal objectif : le plaisir.

Selon moi, la façon dont les parents gèrent la saison des courses a une incidence directe sur le plaisir que ressentiront leurs enfants lors des compétitions. Comment rendre ça aussi agréable que possible pour les enfants… et pour les parents ?

Papa et entraineur, j’ai souvent remarqué que les parents intervenaient lors de la première course de la saison pour tenter de coacher leur enfant. Selon moi, à ce stade-ci, le travail est déjà fait. Les enfants ont suivi des entrainements avec leur coach au sein de leur club.

Il est maintenant temps de les laisser s’amuser et découvrir ce qu’est une compétition.

L’approche

Il est très important de ne pas mettre de pression sur les enfants, surtout en bas âge. Je pense aux U-12 et aux plus jeunes. Il est primordial de ne pas avoir d’attentes et de ne pas mettre d’emphase sur les médailles, mais plutôt sur le fait de progresser et d’avoir du plaisir à passer du temps entre amis.

L’idée est que le jeune tombe en amour avec le ski. L’esprit compétitif viendra plus tard, surtout s’il aime ça. L’important est de s’améliorer et de s’amuser en le faisant. Ce sera payant à long terme.

©Gary Yee

Comment parler de la course avec son enfant ?

Il faut également prêter une attention particulière à la façon dont on parle de la course avec un enfant à la suite de celle-ci. Une fois dans l’auto avec le jeune en direction de la maison, on peut lui demander comment ça a été, comment il se sentait.

Sur quoi il travaillait et s’il est parvenu à l’appliquer dans le parcours. S’est-il amusé ? L’idée est de poser beaucoup de questions.

Cela aura un impact plus positif qu’un « Ouais, ça n’a pas super bien été, hein, ta course ? » Ou encore : « Pourquoi tu n’as pas skié comme ça, on a travaillé là-dessus pourtant ? ». Ce type d’approche reflète uniquement notre impression et risque fort de produire l’effet inverse à celui escompté.

Un jeune champion ?

Si ça s’est bien passé, tant mieux et il faut encourager le jeune skieur. Mais plutôt qu’un simple « bravo, champion! », on peut lui demander sur quoi il travaillait pour obtenir d’aussi bons résultats.

Pourquoi, selon lui, ça a si bien été ? Et encore une fois, afin d’éviter que le jeune ne ressente trop de pression, on s’abstiendra de lui dire que c’est gagné d’avance pour la prochaine course.

Conseil pour le fartage des skis

Pour terminer, je considère primordial de continuer de préparer les skis pour la course de la même façon que pour l’entrainement. Si on a pour habitude de les amener chez Daniel Lachance ou chez Max Ski Service, on continue de le faire. Idem si on le fait normalement chez soi.

Un ajustement différent avant une course n’aidera en rien le jeune lors de la descente. Si toutefois on décide de changer d’habitude, il faut penser à le faire au moins une semaine avant une course afin de permettre au jeune de s’habituer à ses skis.

Bon ski et bonnes courses !

 

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Erik Guay16 Posts

Détenteur de deux titres de champion du monde, Erik Guay est le skieur alpin canadien le plus décoré de l’histoire. / Holder of two World Champion titles, Erik Guay is Canada’s most successful alpine skier.

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