Skier chez les cowboys

©Reuben Krabbe

Tremblant Express reprend, là où il l’a laissée, sa quête des plus beaux domaines skiables de la planète Ikon d’Alterra Mountain Company, propriétaire de Station Mont Tremblant.

Après la Californie de Squaw Valley et de Mammoth Mountain, le printemps dernier, pleins feux sur Revelstoke Mountain Resort en Colombie-Britannique, et sur Lake Louise et Sunshine Village dans la région de Banff, en Alberta.

Une grande station

L’idée de skier sur le plus long dénivelé des stations de l’Amérique du Nord, ça vous sourit ? Bienvenue à Revelstoke Mountain Resort et ses 1 713 mètres de dénivelé sans replats. Ça pousse sur un méchant temps dans la ligne de pente !

La station est située à l’ouest de la mythique Rogers Pass et surplombe la ville éponyme. Elle s’étend sur 3 121 acres mais ne compte que 75 pistes. C’est dire que de longs et larges sous-bois et les quatre bols alpins occupent une large part du domaine skiable.

Justement, l’intérêt de Revelstoke réside dans ce terrain peu usuel pour le skieur québécois. Les immenses sous-bois sont peuplés exclusivement de conifères longilignes bien espacés, ce qui offre une navigation selon des itinéraires infinis.

Attention de ne pas perdre vos compagnons ! Clyde’s Secret, Critical Path et Powder Monkey figurent parmi mes préférés.

À ne pas manquer aussi, le North Bowl. Les quelques minutes de grimpe valent le détour et donnent accès à des chutes, suivies de crêtes, suivies de chutes et suivies de sous-bois. Uno, Dos, Tres et Quatro, sur la Gracias Ridge, sont tonifiantes.

Le North Bowl donne également accès au Greely Bowl, à la limite orientale de la station. Les Beauty Glades vous donneront ensuite l’occasion de finir le tout en beauté.

©Reuben Krabbe

Skier chez la plus belle

Chaque année, Lake Louise remporte le titre de la station dotée des plus beaux panoramas de l’Amérique du Nord dans le sondage annuel de Ski Magazine. Et pour cause, par temps clair, on aperçoit le lac Louise, de l’autre côté de la vallée de la rivière Bow.

Un chapelet de montagnes et de pics rocheux enneigés barre l’horizon. Nous sommes dans le majestueux parc national Banff. Tous les superlatifs conviennent.

Un domaine de 145 pistes, dix remontées, des champs de neige et des bols sur le revers de la station, et le secteur reculé de Larch encastré entre les sommets limitrophes, tout ça réparti sur 4 200 acres ; voilà la station de Lake Louise.

Il n’y a pas grand-chose de plus jouissif que les Back Bowls après une chute de neige. Si vous avez vos skis de carving avec vous, tentez de résister aux G de la piste Men’s Downhill où se tiennent des coupes du monde féminines et masculines de descente et de Super G depuis 1980.

Voyage au cœur des montagnes

Quelle station de ski particulière ! À commencer par la façon d’y accéder. Vous pensez que les pistes de Sunshine Village vous attendent aussitôt après avoir garé la voiture ? Que nenni ! Du chalet d’accueil où n’aboutit qu’une seule piste, il faut faire un parcours en gondole d’une quinzaine de minutes, le long d’une étroite vallée.

Au bout de quelques minutes, la remontée bifurque à angle droit et grimpe une gorge jusqu’à une prairie alpine où se trouvent un hôtel, les habituelles installations de restauration et les remontées.

Haut perchée à cheval sur la Continental Divide – ligne de partage des eaux des Rocheuses canadiennes –, Sunshine Village grimpe jusqu’à 2 730 mètres. Son altitude lui confère un terrain distinctif dont l’essentiel se trouve en haut de la ligne des arbres.

On y skie par endroits dans de grands champs de neige striés, çà et là, par des corridors damés. Idéal pour qui aime sortir des sentiers battus.

Le secteur de Delirium Dive, sur le sommet Lookout Mountain, propose probablement un des défis les plus épicés à l’intérieur du domaine skiable de n’importe quelle station d’Amérique du Nord. On peut y accéder uniquement par une porte verrouillée qui n’ouvre que si on porte un dispositif émetteur-récepteur de sécurité pour les avalanches.

Vous pouvez aller y jeter un coup d’œil sans les planches. C’est du terrain de très haute voltige !

 

Alain Bisson47 Posts

Journaliste depuis plus de 30 ans, Alain Bisson a débuté sa carrière au Journal de Montréal à titre de journaliste à l'économie. Au cours des dernières années, Alain fut également directeur du pupitre et directeur des contenus week-end à La Presse. / A journalist for more than 30 years, Alain Bisson began his career at the Journal de Montreal as a journalist covering economics. In recent years, Alain was also weekend content director and bureau chief for La Presse.

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