Ski de course : tracer sa voie

Conseils du coach

Nous y sommes ; décembre. Pour la plupart d’entre nous, c’est le début de saison. Plusieurs skieurs ont déjà quelques dizaines de journées de ski dans les jambes. La compétition est relevée en course de ski alpin. Si l’on veut se tailler une place parmi les meilleurs, on doit effectuer un maximum de volume d’entrainement selon le groupe d’âge.

« Practice makes perfect »

C’est un adage que j’aime bien utiliser ; l’entrainement mène à la perfection. Notre manque de proximité aux montagnes enneigées pendant 6 mois de l’année nous oblige à nous expatrier pour compléter l’entrainement spécifique.

Certains iront en Amérique du Sud (Chili, Argentine) ou en Europe sur les glaciers. D’autres voyageront vers l’Ouest canadien ou américain. Les stages d’été et d’automne permettent aux jeunes de peaufiner leur technique. Lorsque les bases sont acquises, nous pouvons augmenter l’intensité de travail durant la période de course afin de maintenir l’athlète au sommet de sa forme.

Et l’école dans tout ça ?

Bien sûr, le ski alpin ne se pratique pas dans un gymnase à proximité de l’établissement scolaire. Les jeunes athlètes d’équipes régionales ou ceux inscrits dans un programme de club qui offre de l’entrainement en semaine doivent avoir accès à un encadrement de type sport étude. Ils doivent s’absenter une à deux journées par semaine pour de l’entrainement sur neige.

Pour un camp d’automne, ils ont besoin d’une exemption de 5 à 10 jours. Certaines courses provinciales ou nationales vont également nécessiter de manquer une semaine complète d’école. De septembre à avril, le nombre de jours d’école libéré peut tourner autour des 40 selon l’engagement du jeune dans son sport.

Et pourtant, la grande majorité excelle académiquement. Ils savent que la priorité de leur parent est la réussite scolaire. Ils doivent donc continuer à étudier intensément après l’entrainement.

Que se passe-t-il après le ski ?

Malgré tous les efforts et sacrifices, ce n’est qu’une infime minorité qui se taillera une place sur l’équipe nationale. À travers le pays, environ deux ou trois coureurs par années de naissance seront sélectionnés. Alors pourquoi tant d’acharnement ? Afin de répondre à cette question, on doit s’attarder à un autre maillon : l’entraineur et ses compétences de base.

Contrairement à la croyance populaire, il n’est pas seulement la personne qui dicte le travail et corrige l’athlète. C’est avant tout, un leadeur qui transmet des valeurs de discipline, d’effort et de persévérance, de respect et d’esprit d’équipe. Il développe une interaction privilégiée avec ses athlètes et leurs parents.

Que reste-t-il à la fin du cheminement d’un athlète espoir, relève ou élite ?

Il reste la discipline, la confiance, la persévérance et une expérience de vie incroyable qui forge le caractère du futur citoyen. J’ai la chance de partager ma vie avec Cynthia Tessier, une ancienne athlète de l’équipe du Québec et des Wildcats de l’université du New Hampshire. Elle est la personne avec le plus de détermination et de sens de l’organisation que j’ai rencontrée.

 

Jocelyn Huot12 Posts

Entraineur Chef du Club de ski Mont-Tremblant Entraineur Niveau 4 certifié FESC / PNCE Niveau 3 de l'Alliance des moniteurs de ski du Canada Formateur pour Alpine Canada depuis 2007 Head coach of the Mont-Tremblant Ski Club Leve 4 FESC/PNCE – certified coach, Level 3 CSIA/AMSC – certified instructor

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