Le pissenlit

Le pissenlit, bien plus qu’une mauvaise herbe

Chaque printemps, les pelouses, les bords de chemins et les sentiers se parent d’innombrables petits soleils que plusieurs tentent de détruire, les jugeant indésirables. Reconnaissable à sa fleur jaune, ses graines ornées d’un parachute et ses feuilles échancrées, le pissenlit a pourtant des vertus insoupçonnées.

Les feuilles, la tige et les racines de pissenlit constituent une riche source de vitamines, de fer, de potassium et de polyphénols antioxydants.

Consommé en salade ou en jus, le pissenlit renforce le système immunitaire, combat les infections, réduit les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer, raffermit la peau et les os, nettoie le foie et ralentit le vieillissement de l’organisme.

On lui reconnaît des vertus contre les rhumatismes, l’arthrite et l’arthrose. Une décoction de racines de pissenlit appliquée sur la peau aide à soigner les infections cutanées.

À une certaine époque, on cueillait les fleurs de pissenlit pour en faire un vin médicinal et l’on fabriquait même du caoutchouc avec le latex de sa tige.

Le pissenlit joue un rôle écologique de premier plan. Publié en 1935, l’ouvrage du frère Marie-Victorin, intitulé Flore laurentienne, mentionne que le pissenlit « donne, vers le commencement de mai, la première miellée notable du printemps, fournissant abondamment aux abeilles nectar et pollen ».

Cette plante vivace nourrit également plusieurs petits mammifères. Toutefois, sachant que les pissenlits concentrent les polluants et contribuent à la décontamination des sols, cueillez-les sur un terrain non traité par les produits chimiques et à l’abri de la pollution.

 

Du même auteur : Cohabiter avec l’ours noir (Cliquez sur l’image)

 

Jacques Prescott61 Posts

Jacques Prescott est biologiste, professeur associé à la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi et co-fondateur de l’Animalium, le musée zoologique de Mont-Tremblant. Spécialiste de la biodiversité et du développement durable, il est l’auteur de nombreux livres et articles sur la faune et la conservation de la nature. Il nous fait l’honneur de rejoindre notre équipe de collaborateurs et signera chaque mois une chronique intitulée Faune et flore. / Jacques Prescott is a biologist, associate professor with the Chair in Eco-Counselling of the Université du Québec à Chicoutimi, and co-founder of Animalium, the zoological museum of Mont-Tremblant. A specialist in biodiversity and sustainable development, he is the author of numerous books and articles about wildlife and nature conservation. He has honoured us by joining our team of contributors and will write a monthly column entitled Wildlife and Habitat.

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