La Traversée du lac Tremblant

©Courtoisie

Par Marie-Ève Fournier

Depuis des années, plusieurs nageurs en eau libre de la région parcourent les 12 kilomètres qui relient les berges du lac Tremblant de manière indépendante. Lors de l’inauguration du complexe aquatique, en 2015, un club de maitres-nageurs rassembla de grands passionnés qui eurent l’idée d’accomplir l’exploit en groupe. En 2016, la Traversée devint un évènement officiel. Une organisation permit dès lors de profiter d’une logistique précise et sécuritaire pour tous les fervents de cette discipline.

La troisième édition de la Traversée du lac Tremblant se tiendra le 4 août prochain. Bien que l’on puisse s’inscrire jusqu’au 25 juillet, les places sont limitées. On confirme par ailleurs que le nombre d’enregistrements de participants a quintuplé en moins de deux ans. Le défi est ouvert à tous, l’organisation étudie toutefois toutes les demandes d’inscription minutieusement et évalue les candidatures afin de s’assurer que les postulants soient disciplinés, aptes à effectuer la traversée et qu’ils suivent un plan d’entrainement rigoureux.

Pour cette troisième édition, le comité exécutif – au sein duquel siègent André Soulières, Robert Roy et Dorian Baysset – est fier d’annoncer que de grands noms accompliront l’exploit, dont le nageur en eau libre professionnel Xavier Desharnais et la triathlète Magali Tisseyre, qui cumule les podiums de plusieurs Ironman et Ironman 70.3 à travers les continents. La professionnelle défiera les eaux vives et devra parcourir trois fois la distance de l’épreuve natation d’un Ironman aux côtés de plusieurs autres athlètes.

Le lac Tremblant et ses défis
Les conditions du lac et l’expertise du nageur sont interdépendantes, car elles définissent la durée de la traversée. Lors de conditions idéales, un lac dormant, des vagues de dos et une température d’eau variant entre dix-neuf et vingt-deux degrés Celsius, la période de nage se caractérise par des efforts soutenus d’une durée de trois à quatre heures.

Mais lorsque le climat est moins clément et que les vagues se présentent de face, il faut compter une heure additionnelle pour atteindre la ligne d’arrivée. Comme toute discipline sportive, l’effort, tant physique que psychologique, est mis à rude épreuve. Chaque participant doit être accompagné d’un kayakiste qui le ravitaillera et l’aidera à se diriger tout au long du parcours.

« Les athlètes doivent éviter de fixer l’horizon afin déterminer le temps de nage restant, car ça induit souvent en erreur, mentionne André Soulières. Il est préférable de garder l’accent sur le moment présent et de se concentrer sur une constance technique. »

Les prémices d’un succès ?
Puisque la Traversée du lac Memphrémagoga tiré sa révérence en 2016, l’idée de voir la Traversée du lac Tremblant évoluer et se tailler une place entre la Traversée du lac Saint-Jean et celle du lac Mégantic est plus que jamais envisageable.

Étant donné la place de choix qu’occupe la région de Mont-Tremblant sur la scène internationale en qualité de destination prisée par les sportifs, l’organisation anticipe qu’elle devra répondre à une demande grandissante des participants dans un avenir proche. Il lui faudra alors revoir toute sa logistique. Toutefois, elle assure que la sécurité et la qualité de l’expérience vécue par les athlètes resteront au cœur de sa gestion.

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