La sympathique mésange à tête noire

© Guillaume Vincent

La toute menue mésange à tête noire impressionne par sa vivacité, sa résilience et sa familiarité. Elle se distingue par sa calotte et sa gorge noires, ses joues blanches et surtout par son cri distinctif « fii-bii-ii » ou « chick-adee-dee ».

Comme tous les animaux de petite taille (elle pèse moins de 11 g), la mésange doit se nourrir constamment pour répondre à ses besoins en énergie. Toute l’année, elle explore son domaine à la recherche des araignées et des insectes qui composent les deux tiers de son menu. Graines et petits fruits complètent son régime. La mésange raffole des graines de tournesol ; avec un peu de patience, elle viendra les manger dans votre main.

En hiver, les mésanges se déplacent en petits groupes souvent accompagnés d’autres espèces comme le pic mineur, le grimpereau brun ou la sittelle à poitrine blanche. À plusieurs, il est plus facile de trouver sa pitance. Le jour, les mésanges égaient la forêt et gardent le contact en poussant leurs cris caractéristiques. Durant les nuits très froides, elles préservent leur énergie en abaissant leur température corporelle de 10 ou 12 degrés.

Comme les geais et les sittelles, la mésange cache la nourriture en surplus dans les crevasses de l’écorce ou les cavités des arbres. Observez bien son manège lorsqu’elle pille les mangeoires de graines de tournesol ou les blocs de suif destinés aux oiseaux. Dotée d’une mémoire peu commune, elle se rappelle l’emplacement de ses cachettes pendant plus d’un mois.

Dès le mois d’avril, des couples se forment. Ils nichent de préférence dans la cavité d’un tronc pourri qu’ils agrandissent selon leurs besoins et garnissent de mousses, d’herbes et de plumes. Mais ils peuvent aussi utiliser un nichoir artificiel. La couvée habituelle compte six à huit œufs et les oisillons quittent le nid à l’âge de deux semaines.

Contrairement aux hirondelles dont les populations déclinent, les mésanges à tête noire sont de plus en plus nombreuses dans nos régions profitant de l’engouement pour les mangeoires et les nichoirs d’oiseaux. Souhaitons un avenir prometteur à cet oiseau sympathique que le Nouveau-Brunswick a choisi comme symbole aviaire.

 

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Jacques Prescott

 

Jacques Prescott95 Posts

Jacques Prescott est biologiste, professeur associé à la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi. Spécialiste de la biodiversité et du développement durable, il est l’auteur de nombreux livres et articles sur la faune et la conservation de la nature. Il nous fait l’honneur de rejoindre notre équipe de collaborateurs et signera chaque mois une chronique intitulée Faune et flore. / Jacques Prescott is a biologist, associate professor with the Chair in Eco-Counselling of the Université du Québec à Chicoutimi. A specialist in biodiversity and sustainable development, he is the author of numerous books and articles about wildlife and nature conservation. He has honoured us by joining our team of contributors and will write a monthly column entitled Wildlife and Habitat.

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