Inestimables leçons sur le plein air (Première partie)

Jeff Swystun et son fâmeux bâton de marche fait maison. ©GuillaumeVincent

Par Jeff Swystun

Une brochure touristique de 1927 sur le Canada énonçait que « le plein air plaît à toute personne en bonne santé. On apprécie la grandeur, la fraîcheur et la pureté de la nature ». Au début du siècle dernier, nous sommes passés de la survie aux activités récréatives en pleine nature.

Depuis, des leçons importantes sur le plein air ont été oubliées, et les commodités modernes nous ont rendus moins vigilants. Cette série d’articles a pour but de partager des leçons cruciales sur le plein air. Mes motivations pour écrire sur le sujet sont nombreuses. Il y a notamment l’histoire de Grandma Gatewood, la première femme à parcourir en solo le Sentier des Appalaches qui s’étend sur 3 510 km.

C’était en 1955, et elle avait 67 ans. Grandma portait des chaussures de sport Keds et transportait une couverture, un imperméable et une bâche en plastique dans un sac fait maison. Cela était rudimentaire comparativement aux premières randonneuses qui portaient une jupe en laine, un manteau, un chemisier, un foulard et un chapeau de feutre.

Au fil du temps, les jupes ont été remplacées par des pantalons et des bottes hautes. Les hommes portaient complet-cravate ou ressemblaient à des bûcherons ou des prospecteurs. Des photos montrent des personnes portant de gros sacs à dos et des cordages.

Pourtant, voyager léger est une priorité. Le Guide du Campeur de Thomas Holding publié en 1908 recommandait 20 livres d’équipement, soit une tente, un poêle au mazout, une couette, de la nourriture et un oreiller gonflable. Son conseil vestimentaire : « Ni trop ample, ni trop serré ».

Voici donc trois pratiques éprouvées

Premièrement, emportez une boussole. Même les randonneurs expérimentés sont trop dépendants de la technologie. Faites vos bagages comme si vous n’aviez pas de cellulaire. Cela influencera ce que vous emporterez. Pour cinq dollars, vous pouvez vous procurer un sifflet multifonctions, un thermomètre et une boussole. En régions sauvages, ce sont de formidables alliés.

Les boussoles sont utiles pour les itinéraires à plusieurs étapes, mais je les utilise pour repérer le point de départ. En début de sentier, je pointe la boussole vers ma Jeep. C’est ma principale référence, et cela m’aidera à relocaliser le sentier ou mon point d’origine en cas de problème.

Cette précaution aurait sauvé la randonneuse Gerry Largay. Elle s’était perdue après s’être éloignée du Sentier des Appalaches pour satisfaire un besoin naturel. Affamée et exposée aux éléments, Largay n’a pas survécu. Le plus triste, c’est qu’elle se trouvait à seulement 600 mètres du sentier et d’un cellulaire.

Il m’est souvent demandé ce que j’emporte à boire. L’histoire et l’expérience m’ont appris à mettre deux bouteilles isothermes d’un litre d’eau chaude dans mes bagages. Oubliez l’eau glacée et les boissons énergisantes. L’eau chaude et le thé sont ce qu’il y a de mieux pour rester hydraté.

George Sears a écrit Forest and Stream dans les années 1880. Il a popularisé l’équipement de camping et de randonnée ultraléger. Sears a déclaré : « J’ai essayé le café, le whisky ou le brandy, puis j’ai compris qu’il n’y a rien de plus apaisant et rafraîchissant que le thé vert ». Les premiers randonneurs mettaient des aiguilles de pruche mouillées ou une pierre sous la langue pour s’humecter la bouche.

L’automne dernier, j’ai parcouru 24 kilomètres. Après sept heures de marche, j’ai dégusté un bouillon de poulet chaud qui m’a réhydraté et revigoré. Un litre d’eau chaude et un de bouillon suffisent pour plusieurs jours.

Le troisième conseil concerne les bâtons de marche. Ils réduisent la pression exercée sur les jambes et améliorent la stabilité. J’utilise rarement des bâtons, mais quand je le fais, ce sont de vieux bâtons de ski solides. Et je ne passe jamais mes mains dans les dragonnes ; cela pourrait aggraver les blessures lors d’une chute.

Je préfère prendre un simple bâton. Dans bien des cas, il est toujours bon d’avoir une main libre. En descente, il vaut mieux un seul bâton dirigé vers le bas de la pente que deux bâtons de taille égale. Je rapporte à la maison des branches ramassées lors de balades. Je les coupe sur mesure, les ponce, les peins et les vernis. Elles pourront être utilisées pour la randonnée ou comme décor rustique.

En résumé, vous irez plus loin et de façon plus sécuritaire avec une boussole, de l’eau chaude et un bâton. Surveillez la deuxième partie de cette série d’articles.

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Jeff Swystun

 

Jeff Swystun30 Posts

Conférencier prolifique et écrivain, Jeff a donné plus de 115 conférences dans 25 pays. L'expertise de Jeff en matière de stratégie d'entreprise, de stratégie de marque et de marketing a mené à l'ouverture de Swystun Communications en 2012. / A prolific speaker and writer, Jeff has appeared at over 115 conferences in over 25 countries. Jeff’s expertise in business strategy, branding and marketing led to the opening of Swystun Communications in 2012. SC is a boutique agency focused on the intersection of business and brand strategy.

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