Festival du triathlon IRONMAN

IRONMAN 70.3, 5i50 et SPRINT Mont-Tremblant

Plus de 5 300 athlètes s’apprêtent à prendre le départ de l’une des trois épreuves de triathlon signées Ironman, les 22 et 23 juin. Avec ces compétitions – qui trônent en tête de liste des événements de la série Ironman – et le Ironman pleine distance du mois d’aout, la région de Mont-Tremblant accueillera plus de 8 000 athlètes cette année.

Le prix Vivats Recyc-Québec

Plus d’une fois récompensées au niveau national et international, les courses Ironman Mont-Tremblant s’imposent parmi les plus importants événements sportifs à l’échelle canadienne et rayonnent aujourd’hui aux quatre coins du globe.

Parmi les nombreuses distinctions octroyées, l’organisation a reçu, en octobre dernier – grâce à un virage vert initié par un bénévole dévoué à la cause environnementale – le prix Vivats Recyc-Québec – Gestion responsable des matières résiduelles du Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER).

Pierre Bourget : l’homme de vert

Diane Gagnon & Pierre Bourget

Chaque année, les athlètes qui s’illustrent au cours de ces triathlons sont épaulés par des milliers de bénévoles.

D’un grand dévouement, ces derniers permettent d’assurer le succès des courses Ironman Mont-Tremblant et leur contribution est largement saluée par l’ensemble de la communauté du triathlon.

Parmi eux, on retrouve le Tremblantois Pierre Bourget, passionné d’écologie et ingénieur à la retraite. En 2015, il a mis sur pied le comité vert qui œuvre à la réussite des aspects écoresponsables de l’événement.

Composée d’une quinzaine de bénévoles – dont fait partie l’épouse de Pierre, Diane Gagnon –, la brigade verte s’affaire depuis à minimiser l’impact environnemental que représentent ces déploiements sportifs à grande échelle.

Un arbre pour chaque athlète

« Tout a commencé avec l’idée de planter un arbre par athlète pour compenser les émissions de GES que génèrent de tels évènements », explique Pierre Bourget, bénévole capitaine environnement. « On a commencé par mesurer l’ensemble des GES émis par la tenue des Ironman Mont-Tremblant et on s’est aperçu qu’ils en produisaient quelques milliers de tonnes.

À titre de comparaison, une voiture normale produit de trois à quatre tonnes par année », souligne Pierre Bourget.

À leur arrivée, les athlètes sont conscientisés à la directive écoresponsable et sont depuis trois ans invités à payer un montant supplémentaire de 10 $ sur leur inscription afin de permettre à l’organisation de planter quelques arbres.

Ainsi, en 2018, plus de 2750 arbres ont été plantés dans la forêt boréale québécoise en collaboration avec le programme de compensation de GES Carbone Boréal de l’Université du Québec à Chicoutimi.

« L’année dernière, ça nous a permis de réduire de près de 15 % les émissions de GES des évènements Ironman », souligne Pierre Bourget.

Le tri des matières résiduelles

La gestion responsable des matières résiduelles s’inscrit également dans les mesures mises en place par le comité vert. Des centres de tri sont ainsi disposés dans le Village Ironman à Tremblant et permettent de recycler, de composter et de disposer des déchets adéquatement.

Nouveauté de cette année, des équipes de bénévoles récupéreront les matières triées grossièrement aux stations d’aide avant de les transporter vers un nouveau centre de tri installé à l’aéroport Gray Rocks.

« Effectuer nous-même le tri nous permettra de mesurer avec plus de précision le nombre de déchets qu’on produit et nous aidera à prendre les mesures qui s’imposent pour la suite », conclut Pierre Bourget.

Véritable précurseur dans le domaine écoresponsable, l’Ironman Mont-Tremblant inspirera peut-être d’autres événements Ironman dans le monde (plus de 120 par années) à emboiter le pas.

 

Guillaume Vincent279 Posts

Rédacteur et journaliste de profession, Guillaume Vincent a fait ses armes au sein de l’agence QMI. Il s’est joint au Tremblant Express en 2014. Promu en 2017, il y assume depuis le rôle de rédacteur en chef et directeur de la publication. / A writer and photojournalist by profession, Guillaume Vincent won his stripes in the QMI agency. He joined Tremblant Express in 2014. Promoted in 2017, he has been editor-in-chief and co-publisher since then.

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