De Mont-Tremblant à Collingwood (Première partie)

Kerttu (Alias Geri) Salmi & Jake Robbins. ©Courtoisie

Le monde est petit, dit-on. Le monde du ski n’échappe pas à cette constatation. L’histoire qui suit illustre très bien cette évidence. Il arrive que des rencontres improbables laissent un souvenir indélébile dans la mémoire de ceux qui pratiquent ce sport.

Jake Robbins voit le jour à Toronto le 6 mars 1926. Il découvre le ski en compagnie de copains comme la plupart des jeunes gens de cette région. Il sillonne d’abord les collines du Rosedale Golf Club, du Sherwood Park et du Summit Golf Club.

Grâce au train, il élargit ses horizons et trouve l’escarpement Niagara à Collingwood. Déjà, dans les années 40, skier c’était adopter un style de vie ; travailler la semaine, skier les fins de semaine. Jake et ses amis font des centaines de kilomètres sur des routes de campagne pour pratiquer leur sport préféré.

Jeune ingénieur, diplômé de l’université de Toronto, Jake rencontre sa future épouse en 1947 dans une soirée dansante. Ils auront leur premier rendez-vous dès de lendemain à Blue Mountain, tout près de Collingwood. La jeune femme, issue d’une famille d’origine finlandaise, s’appelle Kerttu (Alias Geri) Salmi. Elle enseigne le ski pour le Toronto Ski Club au Club de Golf Summit depuis 1946. La pratique du sport et l’amour du plein air sont dans ses gènes.

Geri accepte un poste de monitrice de ski au Chantecler à Sainte-Adèle sous la direction de Guy Normandin. Pour se rapprocher de sa dulcinée, Jake fréquente les centres de ski des Laurentides dont, bien sûr, le mont Tremblant, avec ses bons amis Bill Whelan et Red McConville.

Jake prenait la première chaise du versant sud puis le T Bar de l’Alpine vers le sommet pour redescendre le versant nord et se joindre à nous, mon père et moi, pour le petit déjeuner au Devil’s River Lodge.

J’étais vraiment très jeune et les souvenirs peuvent parfois être nébuleux sur certains évènements, mais je me rappelle très bien combien mes parents appréciaient Jake. Il était une des rares connaissances, avec Moe Martin et sa copine Joanne Wilson, à qui mes parents me confiaient pour m’emmener sur la Montagne.

Jake m’accompagnait sur la chaise simple du versant nord puis à l’aide de la télécorde (rope tow) jusqu’au sommet. J’avais à cette époque entre 4 et 7 ans et il m’aurait été impossible de le faire seul. Après quelques descentes sur la Lowell Thomas et le haut de la Devil’s River, Jake me laissait redescendre seul chez moi à l’hôtel.

Geri suivait alors son cours du Canadian Ski Instructors’ Alliance (CSIA) niveau 3 à Mont-Tremblant. Elle devancera tous les participants, hommes et femmes confondus.

À suivre…

 

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Peter Duncan

 

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Membre de l’équipe canadienne de ski alpin de 1960 à 1971, skieur professionnel de 1971 à 1979 et champion américain en 1965, Peter Duncan a participé aux Jeux olympiques de 1964 à Innsbruck ainsi qu’à ceux de 1968 à Grenoble. Intronisé au Temple de la renommée du ski au Canada, au Panthéon des sports du Québec et récipiendaire de la médaille du gouverneur général, Peter a longtemps été commentateur de ski à la télévision./ Peter Duncan is a Canadian former alpine skier who competed in the 1964 and the 1968 Winter Olympics. He was named to the Canadian National Alpine Team in 1960 at the age of 16 and competed at the national level for the next 10-years until 1970 before retiring.

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