Chefs à la rescousse : Plus qu’une aide d’urgence

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L’organisme Chefs à la rescousse, fondé par une union de restaurateurs et de commerçants régionaux lors de la première vague, poursuit sa mission en 2021. Depuis les débuts du projet en avril 2020, plus de 20 000 plats préparés ont été livrés aux personnes dans le besoin grâce à une vague d’entraide et plus de 235 000 $ en dons et subventions ont été distribués.

L’objectif à long terme est que l’organisme à but non lucratif soit viable, auto-financé et installé dans ses propres cuisines. Au niveau de la production, c’est le chef Sébastien Houle qui coordonne les opérations en cuisine. Il est aussi à l’origine du projet. C’est en prenant une pause forcée de la restauration au printemps dernier qu’il s’est ouvert les yeux sur la situation.

« Depuis 2013, il y avait un besoin pour un établissement qui fait ce genre de produits. Habituellement, on est tellement occupé avec le tourisme, mais il y a un problème de pauvreté qu’on ne voyait pas et personne ne faisait ce genre de plats là, » explique M. Houle, chef-propriétaire du restaurant Chez sEb.

Sébastien Houle. ©Courtoisie

Une solidarité régionale

D’autres restaurateurs, tels que Casey’s, Saint- Hubert Mont-Tremblant, Pizzateria, Le Râtelier, Pub au Coin et Fat Mardis aident avec la logistique, l’approvisionnement et l’inventaire des produits. Le P’tit Caribou recrute entre autres des chefs bénévoles.

Selon Dominique Laverdure, responsable des communications, le succès de Chefs à la rescousse est 100 % relié à cette mobilisation incroyable au sein de notre communauté.

Les mets préparés sont ensuite envoyés à des comptoirs alimentaires des Laurentides, comme celui de La Samaritaine par exemple, qui s’occupent de la distribution auprès des plus démunis en cohérence avec Centraide Hautes-Laurentides.

En ce moment, Chefs à la rescousse fournit environ 100 repas chauds par semaine à la popote roulante de Mont-Tremblant.

Dès janvier, 200 repas par semaine seront envoyés à Sainte-Adèle, ce qui démontre l’étendue des besoins qui n’attendaient qu’à être comblés. « Avec la Covid, les bénévoles qui s’impliquaient habituellement dans la popote se font plus rares, ou bien ce n’est pas permis. On prend donc ça en charge pour eux, » souligne Sébastien Houle.

Une tourtière pour une bonne cause

Depuis décembre, Chefs à la rescousse vend des tourtières au porc effiloché comme campagne de financement. Cuisinées dans les installations de La Brigade, ces tourtières sont vendues au prix de 15 $ et tous les profits sont remis à Chefs à la rescousse.

Il est possible d’en commander en ligne (chefsalarescousse.com) ou d’en acheter directement à La Brigade ou au IGA de Mont-Tremblant jusqu’au 15 janvier 2021. Au moment d’écrire ces lignes, déjà 500 tourtières avaient été vendues, ce qui donnait espoir aux organisateurs d’atteindre leur objectif de 1 500 tourtières.

Donner au suivant

Chefs à la rescousse remercie l’agence immobilière Versants Mont-Tremblant pour son don substantiel de 5 000 $. Alors que la crise sanitaire a été bénéfique pour le secteur immobilier, il allait de soi pour la courtière Pascale Janson de redonner au suivant. « On se sent bien chanceux comme courtier, mais on sent que les choses ne sont pas distribuées de façon égale. (…) Les chefs sont éprouvés par la pandémie, mais c’est eux qui se relèvent les manches pour aider les plus démunis. C’est doublement honorable, » souligne Mme Janson.

À plus long terme, l’organisme Chefs à la rescousse souhaite s’établir de façon permanente, car les besoins alimentaires existaient bien avant l’arrivée du virus. Ce sera maintenant le rôle de la nouvelle gestionnaire engagée par l’OBNL, Jenny Prud’homme, de s’assurer que les dons, les coups de main bénévoles et l’aménagement de cuisines dédiées nourrissent la mission de redistribuer l’abondance, un plat à la fois.

Les personnes ayant besoin d’aide alimentaire peuvent contacter le Centre d’Action Bénévole des Laurentides au 819 425-8433.

 

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Geneviève Huchette

 

Geneviève Huchette45 Posts

Geneviève Huchette a grandi à Montréal et a complété un baccalauréat en agronomie à McGill. Après ses études et quelques voyages, elle a atterri à Mont-Tremblant en 2008, d'abord pour un emploi sur une ferme biologique. Alors qu'elle continue de jardiner pour le plaisir, Geneviève travaille actuellement dans les domaines du yoga, de la vente au détail et de la rédaction. Dans ses temps libres, elle adore les sports en montagne, les jeux de société et jouer de la musique. Geneviève Huchette grew up in Montreal and completed a bachelor degree in Environmental and Agricultural Sciences at McGill University. After years of studying and travelling, she landed in Mont Tremblant in 2008, first to work on an organic farm. Although she still enjoys gardening for fun, Genevieve presently works in various domains: yoga, retail and writing. In her leisure time, she likes mountain sports, board games and playing music.

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