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Un Économusée signé Couleur Café

Guillaume Vincent

Publié le:

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Le savoir-faire de Couleur Café dans le domaine de la torréfaction a permis à l’institution agathoise de devenir le tout premier Économusée des Laurentides. Cela pourrait bien ouvrir la voie à d’autres artisans enracinés dans la tradition, et engendrer du coup, la création d’un circuit laurentien.

Situé au centre de distribution de Couleur Café, à Sainte-Agathe-des-Monts, « L’Économusée de la torréfactrice » permet aux visiteurs d’assister aux différentes étapes de transformation du grain de café, « de l’arbre jusqu’à la tasse ». Une occasion rêvée de prendre contact avec une production ancestrale qui a su garder son caractère artisanal. Deux années de démarches administratives ont été nécessaires à la création de ce lieu consacré à l’art de la torréfaction, campant à la fois le rôle d'atelier et de musée. Désormais, Couleur Café bénéficiera d’une visibilité qui dépasse nos frontières. Solidement implanté au Québec, ainsi que dans plusieurs autres provinces canadiennes, la SRÉ (Société du Réseau Économusée) s’est en effet exportée dans plusieurs pays d’Europe du Nord.

Qu’est-ce qu’un Économusée ?
Les Économusées furent développés au Québec et regroupent des entreprises artisanales ayant à cœur la sauvegarde et la transmission d’un savoir-faire traditionnel. Fondée en 1992, la SRÉ œuvre dans le secteur des métiers d’art et de l’agroalimentaire. En accueillant chaque année de nouveaux membres, sélectionnés pour leur authenticité et la qualité de leur production, la SRÉ tente de préserver le patrimoine culturel que représentent les métiers traditionnels, « peu à peu dilués dans la production industrielle de masse », fait valoir l’entreprise dans son superbe magazine. Un créneau tout indiqué pour Annie Gaudet, maitre torréfactrice confirmée et fondatrice de Couleur Café.

Un futur circuit d’Économusées dans les Laurentides ?
« En étant le premier Économusée implanté dans les Laurentides, et l’unique musée du café au Québec, on devient le point de départ d’un éventuel circuit d’Économusées », confirme Annie Gaudet. « La SRÉ ne pouvait pas espérer attirer de visiteurs avec un Économusée trop excentré. Elle attendait un projet d’une ampleur suffisante pour que, par la suite, nous puissions créer un circuit laurentien. Cela pourra se faire d’ici quelques années, précise-t-elle. Pour être assurés de vivre une expérience enrichie et découvrir tous ces points d’intérêts, les visiteurs seront appelés à demeurer plus longtemps sur notre territoire », estime la torréfactrice.

Un changement de cap pour la SRÉ
En limitant le nombre d’Économusée par secteur d’activité, la SRÉ s’assure de créer des perles rares. Il est intéressant de noter que dans le cas de Couleur Café, le cheminement administratif fut ralenti par le fait que la SRÉ ne parvenait pas à saisir l’ampleur de la tâche d’un torréfacteur. Ces démarches ont donc amené la Société du Réseau Économusée à revoir son approche. « Cette demande leur a permis de se pencher davantage sur l’artisan et non uniquement sur le produit », souligne Annie Gaudet. « Dans notre cas, l’Économusée met en lumière le travail du maitre torréfacteur qui, en fin de compte, offre du café. Cela pourrait très bien s’appliquer à l’atelier Bernard Chaudron, à Val-David ainsi qu’à la chocolaterie artisanale Palette de Bine », conclut-elle.  www.couleurcafe.ca