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Saisons et dates

Laura Scully

Publié le:

Tremblant Express agrandir »

Quel printemps! Voilà un dur rappel que chaque année est différente... et que chaque région est différente.

Bientôt l'été arrivera, probablement de façon brutale. La croissance des plantes accuse présentement environ un mois de retard. Du côté des bonnes nouvelles, les vivaces et les arbustes connaîtront une période de floraison plus concentrée; les mois de juin et juillet devraient donc être spectaculaires. Cela signifie que nous devons redéfinir nos attentes et laisser le calendrier de côté. Un peu partout au Canada, on commence à planter les annuelles lors du long week-end de mai. Dans les Laurentides, selon la croyance populaire, il faut attendre la pleine lune de juin; cela nous mènera cette année à une date postérieure au 20 juin!

Le gel du sol constitue, évidemment, la principale préoccupation. Beaucoup de plantes annuelles ne tolèrent pas le gel printanier. D’autres aiment un temps frais mais cesseront de fleurir lors des chaleurs de l'été. Certaines annuelles sont pointilleuses en ce qui a trait à la température du sol – par exemple, une impatiente de Nouvelle-Guinée ou une célosie mourront tout simplement si vous les plantez dans un sol froid, même s'il n'y a pas de gel, et de nombreuses plantes passeront en mode d’autoprotection et ne produiront que peu de fleurs pendant à peu près six semaines.

Le gel du sol peut également s’avérer un problème pour les jeunes plantes vivaces, les jeunes arbustes, et même les jeunes arbres. Ils sont généralement cultivés dans un environnement mieux protégé; ainsi, un gel provoquera des brûlures à leurs jeunes feuilles tendres.

La solution? Plantez selon les conditions climatiques et non en fonction du calendrier. Et si vous croyez que la météo est bizarre cette année, ce n’est pas la première fois que cela se produit. Il y a environ 10 ans, un 1er juin, une forte tempête de neige s’est abattue sur notre région… et quelques jours plus tard, le mercure a grimpé pour atteindre les 20 degrés. Sur le plan statistique, les prévisions de l’Almanach des fermiers  sont plus justes, avec un taux d’exactitude de près de 70 pour cent. Le taux des Services météorologiques est de moins de 50 pour cent. Donc, allez dehors, regardez autour de vous, touchez le sol… et laissez la nature vous guider.