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La Régie tranche en faveur d’Hydro

Guillaume Vincent

Publié le:

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La Régie de l’énergie a rendu sa décision concernant le tracé de la ligne de transport électrique Grand-Brûlé–Dérivation Saint-Sauveur. Le tracé de moindre impact, défendu par Hydro-Québec – et fortement contesté par la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard –, a finalement été retenu.

Plus de trois ans de consultations et de rencontres avec le milieu ont précédé cette décision de la Régie de l’énergie. Rappelons que cette nouvelle ligne de transport hydroélectrique de 120 kV est appelée à sécuriser un réseau ayant atteint les limites de ses capacités ; principalement en raison d’une densification de la population dans la MRC des Pays-d’en-Haut. Ce projet d’Hydro-Québec alimente, depuis ses débuts, un vif débat entre la MRC des Laurentides et celle des Pays-d’en-Haut, où se trouve la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard. Cette dernière considère en effet que des pylônes saccageraient les paysages de son territoire. Un tracé alternatif, connu sous le nom de tracé Paquin, a par conséquent été proposé par Saint-Adolphe. Ce dernier préconisait à la fois de longer les emprises existantes et d’enfouir les lignes de transport à certains endroits. Ce tracé aurait traversé le secteur St-Jovite de Mont-Tremblant ainsi que le centre de Saint-Faustin-Lac-Carré, doublant par endroit les emprises existantes et entrainant du coup des déplacements de familles.

La solution la plus avantageuse
C’est une des raisons pour laquelle la Régie n’a pas retenu les solutions proposées par Saint-Adolphe-d’Howard et la MRC des Pays-d’en-Haut. En plus de leurs couts plus élevés, elles auraient « impliqué des impacts sur le milieu bâti […] et nécessiteraient des ajouts d’ici 2048 », apprend-on dans un rapport d’une quarantaine de pages, rendu public le 31 aout.

La Régie considère donc que le projet retenu, et privilégié par Hydro-Québec, correspond à la solution la plus économique et la plus avantageuse d’un point de vue technique. « Il permet également de répondre aux besoins de croissance de la clientèle de la région des Laurentides dans une perspective de long terme de façon fiable et évolutive », indique le rapport. En outre, « il fait l’objet d’optimisation pour minimiser son impact sur les paysages ».  

La fin d’une longue saga ?
Avant de commencer son projet, la société d’État doit encore obtenir un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement ainsi qu’un avis de conformité de la MRC des Pays-d’en-Haut. Dans le meilleur des cas, la mise en service du projet, dont les couts s’établissent à 98 M$, est prévue pour septembre 2018.

« La décision de la Régie était une étape importante, mais le processus n’est pas encore terminé », reconnait Serge Abergel, attaché de presse chez Hydro-Québec. « On souhaiterait commencer le déboisement dans les plus brefs délais, soit à la fin de l’hiver 2017, précise-t-il. Le réseau de transport est au maximum de ses capacités, ce qui nous met dans une situation difficile et entraine des défis supplémentaires dans le domaine de la gestion de pannes, comme lors d’un verglas par exemple », conclut M. Abergel.